Jeudi 19 novembre 2009
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Par André Carli
Fin Septembre 2005, une cinquantaine de grévistes du
Syndicat des Travailleurs Corses (STC) s'étaient emparé du navire «Pascal Paoli » à Marseille et avaient appareillé de force vers l'île de Beauté. Arrivé dans la soirée devant Bastia, le Paoli
était resté au mouillage toute la nuit avant d'être pris d'assaut sur ordre de Matignon. Les syndicats avaient joué l'union sacrée face au projet de privatisation de la SNCM. Ils souhaitaient la
création d'une compagnie régionale publique. Après plusieurs convocations émanant du Continent (Toulon plus précisement), les 44 Marins de la STC avaient à juste titre tous rejetés ces
convocations, éstimant qu'ils pouvaient très bien être auditionné en Corse. Suite à ce détournement, la SNCM avait déposée plainte contre les syndicats. Quatre d'entre eux, dont le secrétaire
national de la branche marins du syndicat nationaliste, Alain Mosconi, avaient été été mis en examen à Marseille pour « détournement de navire » et « séquestration de personnes » : des chefs d'accusation passibles de trente ans de réclusion criminelle. Depuis l'affaire avait
été "mise en retrait".
Mais voilà que depuis que fin septembre, l'affaire rebondit et refait surface. En
effet une convocation leur avait été envoyée mentionnant leur renvoi devant le tribunal Correctionnel de Marseille. Le 11 Septembre dernier, au cours d'une conférence de presse, le syndicats en compagnie de leur avocate Maitre Prosperi,
avaient dénoncés:"Un renvoi en correctionnelle est la pire des choses car nous n'aurons pas en face de nous des
jurés populaires mais des magistrats professionnels dont la filiation avec le gouvernement est établie", avait notamment déclaré
Alain Mosconi. Leur avocate s'empressait de
déclarer: "Il y avait la place pour un
non-lieu en raison de l'absence de violence et après le retrait de la constitution de partie civile de la part de la SNCM,"au départ, les quatre syndicalistes étaient poursuivis pour détournement de navire et séquestration de personnes, un crime
passible des assises, avec à la clé une peine de trente ans de réclusion".
"Les faits sont requalifiés en séquestration de personnes, passibles d'une peine de dix ans".
Une pétition a été ouverte sur le site officiel de la STC et
plus de 9 000 signatures ont déjà été enregistrés, en soutien aux quatre marins poursuivis.
Les quatre marins redoutent des peines complémentaires qui pourraient priver certains d'entre eux de leurs mandats syndicaux ou de la possibilité de se présenter à des
élections.
Comparaîtront donc à la barre du tribunal à Marseille aujourd'hui et demain, Felix Dagregorio Patrick Mosconi, Jean Marc Mosconi, et Alain Mosconi.
Publié dans : Actu corse
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